Le CFIA de Rennes ouvre la voie à des salons hybrides pour GL Events

Alors que le premier salon industriel de GL Events ouvre ses portes en ce moment même à Rennes, Sébastien Gillet, directeur de l’édition bretonne qui se déroulera jusqu'au 11 juin, nous explique en quoi l’accélération du digital va permettre d’élargir l’offre et faciliter le parcours d’événements de plus en plus « hybrides ».
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Désormais, au sein du CFIA, de plus en plus d'applications digitales faciliteront le parcours des visiteurs

Le CFIA de Rennes signe pour vous le grand retour des salons industriels. Quel est votre état d’esprit en ce moment ?

Avant tout, du soulagement. À l’heure où on se parle, le salon est juridiquement autorisé, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous l’avons décalé d’une journée pour être dans les clous ; l’édition rennaise ouvre donc ses portes le 9 juin au lieu d’hier, avec une jauge de 5 000 visiteurs en simultané, chiffre qui correspond tout à fait à la fréquence habituelle du CFIA (qui rassemble normalement 22 000 visiteurs sur quatre jours). 

Sébastien Gillet, patron des salons industriels de GL Events

Quel est votre sentiment sur la situation actuelle et en quoi impacte-t-elle le salon ?

Chez GL Events, nous avons toujours été très optimistes malgré les différents reports et annulations de notre salon depuis l’année dernière. Cette fois, nous avons la certitude que le salon se tiendra et que de nombreuses entreprises, mis à part quelques grands groupe, laisseront leurs collaborateurs se déplacer au CFIA. 

Quelles spécificités font la force du salon ? 

Avant tout son implantation au cœur de la plus grande région agroalimentaire d’Europe. Celle-ci offre une zone de chalandise considérable avec les différentes fonctions de l’usine, venant essentiellement des régions Bretagne, Normandie et Pays de la Loire ainsi que des autres régions françaises. De plus, à Rennes, l’accès au salon s’avère beaucoup plus simple qu’à Paris ou dans les grandes métropoles. Enfin, compte tenu du faible visitorat étranger (4% habituellement), et qui ne pourra vraisemblablement pas venir, le CFIA devrait plutôt être épargné par la crise.

D’autant que d’une façon générale, l’agroalimentaire est la filière qui a le mieux résisté à cette crise… cela se ressent-t-il à travers vos exposants et l’offre du salon ?

Oui et non. Oui, ce secteur s’en est très bien sorti, à en juger les chiffres et l’activité qui, en dépit du confinement, ne s’est jamais vraiment arrêtée. Certaines entreprises ont même fait de la croissance par rapport à 2019. Néanmoins, je ne pense pas que le covid-19 ait impulsée véritablement de nouvelles tendances.

On constate toutefois une accélération des projets de digitalisation, comme c’est le cas chez les éditeurs de MES ou de GMAO par exemple…

Oui mais selon moi, qu’il s’agisse de la sécurité alimentaire et de la traçabilité des process, de l’industrie du futur, des emballages de demain ou de la transition écologique, ces tendances avaient déjà démarré il y a quelques années. 

Et concernant l’organisation des salons ?

En effet, comme c’est le cas de beaucoup de métiers dont une grande partie se fait au bureau, le Covid a accéléré la digitalisation de nos façons de travailler mais aussi de notre offre. Nous allons accélérer le digital sur les salons, à l’image de Global Industrie que nous allons « hybrider » de façon significative (pour le CFIA, nous n’avons en effet pas eu le temps de mettre en place tout ce que nous allons développer à Lyon à la rentrée, sur Global Industrie).

Mais déjà, sur le CFIA, le digital existe avec MyCFIA, une marketplace donnant de la visibilité sur l’offre toute l’année. Nous sommes en train de la faire évoluer afin d’avoir une application et non plus seulement proposer un accès via le site Web. Avec cette « app’ », les visiteurs pourront assister à des conférences ou d’autres événement en live comme l’inauguration ou la remise des trophées par exemple. Pour Global Industrie, ce sera un cran au-dessus avec un véritable parcours du salon comme l’Innovation Tour. Avec le Covid, nous avons pris le pari de l’hybridation.

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Olivier Guillon – MRJ PRESSE
Rédacteur en chef du magazine Production Maintenance, Olivier Guillon travaille depuis plus de quinze en tant que journaliste dans le domaine de la presse spécialisée et industrielle.
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